Déontologie

Relations avec les clients
1. L’accompagant veille à bien comprendre les attentes de ses clients et commanditaires, et à parvenir à un accord sur les modalités à mettre en œuvre pour y répondre.
Contractualisation
2. Avant le début de la relation de travail, l’accompagnant doit expliciter clairement son engagement à respecter le présent code. L’accompagnan présente également à ses  clients et commanditaires les procédures de recours de ses organisations.
3. Avant le début de la relation de travail, l’accompagnant doit expliquer précisément et vérifier la bonne compréhension par le client de la nature et des termes du contrat d’accompagnement, y compris des dispositions financières, logistiques et de confidentialité qu’il contient.
4. L’accompagnant doit expliquer ouvertement les méthodes qu’il emploie et, si le client le demande, fournir des informations complémentaires sur les processus impliqués.
5. L’accompagnant s’assure que la durée du contrat permet d’atteindre les objectifs du client et du commanditaire, et il veille en permanence à éviter toute dépendance du client.
Intégrité
6. L’accompagnant communique à tout client, commanditaire, membre, coach et mentor des informations véridiques sur ses qualifications professionnelles, son expérience, sa formation, ses certifications et accréditations.
7. Lors d’échanges avec des tiers, l’accompagnant doit exposer précisément et honnêtement la valeur ajoutée potentielle de son travail d’accompagnant.
8. L’accompagnant précise qui sont les personnes à l’origine des activités, idées et outils qu’il utilise et n’en revendique en aucun cas la paternité.
Confidentialité
9. Pendant la relation de travail, l’accompagnant garantie le plus strict degré de confidentialité avec tous les clients et commanditaires, sauf si la loi les oblige à divulguer certaines informations.
10. L’accompagnant détruit ou conserve tous les documents relatifs aux clients, notamment les fichiers et messages électroniques, de façon à assurer la confidentialité, la sûreté et le respect de la vie privée, dans le respect des lois applicables et autres accords contractuels.
11. L’accompagnant définie clairement avec ses clients et commanditaires les conditions dans lesquelles la confidentialité pourra être levée (activités illicites ou danger pour eux-mêmes ou des tiers, etc.) et recherchent activement un accord sur ces limites de confidentialité.
12. Le’accompagnant doit expliquer à son client qu’il travaille avec un superviseur et s’assurer que le client est d’accord pour que son cas soit évoqué anonymement à l’occasion de cette supervision. Ils doit par ailleurs préciser au client que la relation de supervision est elle-même soumise à des règles strictes de confidentialité.
13. Si le client est un enfant ou un adulte vulnérable, l’accompagnant prend les dispositions utiles avec le commanditaire ou le tuteur pour assurer un degré de confidentialité conforme à l’intérêt de cette personne, et dans le respect des lois en vigueur.
Interactions inappropriées
14. Il est de la responsabilité de l’accompagnant de définir et de maintenir des limites claires, appropriées et culturellement admissibles en ce qui concerne les interactions physiques ou autres avec les clients et commanditaires.
15. L’accompagnant évite toute relation sentimentale ou sexuelle avec ses clients, commanditaires, étudiants ou supervisés pendant le déroulement d’un contrat. En outre, l’accompagnant doit être attentif à la possibilité d’une quelconque intimité sexuelle entre les parties susvisées et prendre les mesures appropriées pour mettre fin à une telle situation ou pour résilier l’engagement afin de garantir la sécurité de tous.
Conflit d’intérêts
16. L’accompagnant s’interdit d’exploiter ses clients, financièrement ou d’une autre façon, et de tirer de quelconques avantages indus de leurs relations.
17. Pour éviter tout conflit d’intérêts, l’accompagnant établie une distinction clair entre leurs relations d’accompagnement et toute autre forme de relation, qu’elles soient amicales ou professionnelles.
18. L’accompagnant est conscient du risque de conflit d’intérêts de nature commerciale ou affective pouvant découler de la relation de travail et s’engage à régler ces situations de façon rapide et efficace afin qu’elles ne portent aucun préjudice au client, au commanditaire ou à l’acompagnant lui-même.
19. L’accompagnant doit évaluer l’impact d’une relation de travail donnée sur ses relations avec d’autres clients et évoquer le risque de conflit d’intérêts avec les personnes concernées.
20. L’accompagnant discute franchement de tout conflit avec son client et, s’il n’est pas possible de le régler efficacement, s’attachent à trouver un accord pour mettre fin à la relation.
Fin d’une relation professionnelle et responsabilités permanentes
21. L’accompagnant respecte le droit du client de mettre fin à la relation à tout moment du processus, dans les conditions prévues au contrat d’accompagnement.
22. L’accompagnant doit inciter le client ou le commanditaire à mettre fin à la relation s’il estime que l’un ou l’autre tirerait un meilleur parti du travail avec un autre accompagnant professionnel.
23. L’accompagnant est conscient que ses responsabilités professionnelles perdurent au-delà de la fin d’une relation d’accompagnement.
Ceci implique:
  • d’assurer la confidentialité convenue de toutes les informations relatives aux clients et commanditaires;
  • de veiller à la conservation en lieu sûr de l’ensemble des dossiers et données correspondantes;
  • d’éviter toute exploitation d’anciennes relations, ce qui pourrait remettre en question le professionnalisme ou l’intégrité du membre ou de la communauté professionnelle;
  • de fournir tout élément de suivi qui a été prévu d’entente entre les parties.
Préservation de la réputation du coaching et du mentorat
24. Il est attendu de l’accompagnant qu’il adopte un comportement reflétant positivement et renforçant la réputation de la profession d’accompagnant.
25. L’accompagnant fait preuve de respect vis-à-vis des autres professionnels, ainsi que vis-à-vis des différentes approches d’accmpagnement.
Egalité et diversité
26. L’accompagnant s’engage à respecter les politiques et directives de son organisation en matière de diversité.
27. L’accompagnant s’interdit toute forme de discrimination, pour quelque motif que ce soit, et s’attache en permanence à renforcer sa propre sensibilité face à de potentiels motifs de discrimination.
28. L’accompagnant est conscient de la possible existence de biais inconscients et veillent à adopter une approche respectueuse et inclusive qui reconnaît et tient compte des spécificités de chacun.
29. L’accompagnant doit remettre en question, dans un esprit constructif, les comportements perçus comme discriminatoires de tout collègue, collaborateur, fournisseur de services, client ou participant.
30. L’accompagnant veille à son langage oral, écrit ou non-verbal pour éviter toute forme de discrimination involontaire.
31. L’accompagnant s’engage dans des activités de développement destinées à renforcer sa propre sensibilité aux questions d’égalité et de diversité.
Infractions au code de déontologie
32. L’accompagnant est conscient que toute infraction répétée peut entraîner une sanction, voire la résiliation de son accréditation et/ou la radiation de son organisation. Les organisations échangent des informations sur le type d’infraction en cause afin de préserver les intérêts des clients, de maintenir des standards de qualité élevé, ainsi que la réputation de la profession d’accompagnant.
33. L’accompagnant s’assure qu’aucune publication, support promotionnel ou autre ne contient ou ne suggère des indications erronées sur ses compétences, qualifications ou accréditations professionnelles.
34. Un accompagnant peut être amené à s’opposer à un confrère s’il a une bonne raison de penser que ce dernier agit de façon contraire à la déontologie de la profession. Si la discussion ne permet pas d’aboutir à une solution, il doit en référer à son organisation.
Obligations légales et réglementaires
35. L’accompagnant est tenu de se conformer aux obligations réglementaires et légales en vigueur dans le pays où il exerce, ainsi qu’aux politiques/procédures définies par les organisations et applicables à ses activités d’accompagnement.
36. L’accompagnant conserve des dossiers exhaustifs sur son travail avec les clients. Il veille à en garantir la confidentialité, la sécurité et la conformité à la législation sur la protection des données personnelles applicable dans son pays.
37. En fonction des règles en vigueur dans le pays où il exerce, l’accompagnant souscrit une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant ses activités d’accompagnement.
Capacités professionnelles
38. L’accompagnant possède les qualifications, compétences et expériences nécessaires pour répondre aux besoins des clients et s’engage à ne pas excéder ses limites de compétences. Le cas échéant, ils doit orienter son client vers des confrères ou autres professionnels plus expérimentés ou aux qualifications mieux adaptées.
39. L’état de santé de l’accompagnant doit lui permettre d’exercer ses activités dans de bonnes conditions. À défaut, ou s’il doute de ses capacités à exercer en raison de problèmes de santé, il doit demander l’assistance de professionnels. Si nécessaire, l’accompagnant doit proposer au client de mettre fin à la relation de travail et lui proposer d’autres solutions.
Supervision permanente
40. Afin de renforcer son apprentissage et son développement professionnel, l’accompagnat mène une réflexion régulière sur sa pratique.
41. L’accompagnant entretient une relation avec un superviseur qualifié ou un groupe de pairs, à une fréquence adaptée à sa pratique d’accompagnement et conforme aux exigences de son organisation professionnelle et à son niveau d’accréditation.
42. L’accompagnant veille à ce qu’aucun autre type de relation avec son superviseur ne risque d’interférer avec la qualité de la relation de supervision.
43. L’accompagnant doit discuter de tout problème éthique réel ou potentiel ainsi que de toute infraction au présent code avec son superviseur ou groupe de pairs pour obtenir leur assistance et leurs conseils.
Réflexion et développement professionnel continu
44. L’accompagnant s’attache à mener une réflexion régulière sur son travail avec les clients, sur sa pratique d’accompagnement, et sur son propre apprentissage et développement professionnel et personnel.
45. L’accompagnant élargie ses compétences en suivant des formations et/ou actions de développement professionnel continu (DPC) adaptées à sa situation.
46. L’accompagnant s’efforce d’apporter une contribution positive à la communauté d’accompagnants, en fonction de son degré d’expertise. Cette contribution peut prendre diverses formes, par exemple une assistance informelle à des collègues, la promotion de la profession, la conduite d’études, des publications, etc.
47. L’accompagnant évalue systématiquement la qualité de sa pratique, par exemple au travers du feedback de ses clients et d’autres interlocuteurs pertinents.